Cochon de métal 

filet blanc
couteau poisson
logo forge du temps 800x800

Le Poinçon

filet rouge

Je cherchais un motif pour marquer mes couteaux c’est alors que je m’intéressais à l’horoscope Chinois.

Je découvris donc, d’après mon année de naissance, mon animal totem, (le cochon) « de métal » qui plus-est.

Il n’en fallu pas plus : je créais dans la foulée un poinçon en forme de groin, Cochon de métal était né !.

Années de pratique

Coups de marteau

Sacs de charbon

Degrés

plane
bragon

Histoire du parcours

filet rouge

Depuis toujours les couteaux nous entourent. Ils servent à de multiples usages, tant aux champs qu’à la mer. J’ai en mémoire un massif couteau de plongée ayant appartenu à mon cousin qui s’en servait pour la pêche à la Côte Sauvage. Sa grosse lame blanche et son manche robuste de couleur jaune m’ont marqué à jamais.

Les années passant, ce n’est qu’en 2016, lorsque mon père me permet de restaurer un de ses couteaux dont le manche était complètement détruit et la lame bien usée que je suis devenu « accro ».

Par la suite, c’est en regardant des vidéos traitant de la ferronnerie que je décidais de fabriquer ma propre forge et donc des couteaux. Mais ce n’est seulement qu’après la visite chez un « vrai coutelier » que je me décidais véritablement à investir dans une enclume, un marteau et une pince « digne de ce nom ».

Petit conseil : si vous essayez, c’est foutu ! car très vite on attrape le virus.

Travaillant dans l’enseigne et la déco dans la journée, toutes mes pensées allaient à la forge. Je m’imaginais les créations qui allaient sortir du feu jusque tard dans la nuit.

Peu après, je créais un couteau droit brut de forge pour un collègue qui, encore aujourd’hui, s’en sert toujours et qui en est très content.

Ayant récupéré du bois de chevreuil, je façonnais une lame aussi belle que possible afin de magnifier ce bois naturel.

Depuis lors, je ne cesse de concevoir, d’améliorer les techniques et savoirs pour inventer de futurs modèles. Tous étant des pièces uniques, bien sûr !

enclume

Travail artisanal

couteau

Modèles uniques

pince a dents

originalité

différents couteaux forgés

Diversité

Processus de fabrication

filet rouge
couteau croquis
lame de couteau au feu2

Le plus souvent, la création d’un couteau débute par la réalisation d’un croquis. Mais parfois suivant la forme du métal de départ, c’est la matière qui amène à la création. Il est très satisfaisant de partir d’un déssin jusqu’a l’objet fini, c’est un bon exercice qui permet de s’approcher au mieux du souhait d’un client.

 

Il existe de nombreuses matières pour façonner un manche. Suivant l’usage que l’on en fait, un bois très robuste comme l’Azobé réputé imputrescible ou le Buis, bois très dur et résistant sont parfaits pour un usage extérieur. Ceci dit les possibilitées sont infiniments variées et il ne tient qu’a l’imagination du créateur.

Dans l’idéal une lame forgée doit être réalisée en cinq ou six chauffes pour ne pas trop destructurer la matière. Il est important d’avoir une lame toujours rouge pour le martelage cela évite de créer des fissures.

Une fois la lame suffisamment chauffée dans le feu, elle atteint le point de Curie c’est à dire 770°. Elle perd à ce moment son aimantation, elle devient alors paramagnétique (Pierre Curie l’a découvert en 1895) d’où le non. Ceci est vérifié à l’aide d’un aimant, à partir de ce moment elle est laissée encore un instant dans le foyer puis on la plonge dans une huile chauffée. Par la suite un revenu est effectué.

Une fois tous les traitements thermiques réalisés, il est temps de passer la lame au Backstand ou à l’abrasif à main puis elle est poli à l’aide de pâtes et de frottes pour un rendu miroir ou bien elle peut revêtir un aspect bronzé comme un fusil…dans tous les cas, ces traitements limitent l’oxydation du métal carbone. Un aiguisage à la ponceuse à bandes puis à la pierre à eau termine le couteau.